Question à ...

Question à Christiane Ory, ancienne journaliste et propriétaire d'un élevage de PRE (de qualité) en Suisse.

Son site : www.equi-pre.com

 

info@equi-pre.com


Quel est le prix moyen pour un cheval de pure race espagnole ?

 

 

 

 

 

Beaucoup d’éleveurs sont prêts à brader ces temps-ci. La crise !

Mais jusqu’ici, le prix moyen, chez l’éleveur,  pour un bon cheval, avec de la taille (plus de 160 cm), âgé de 4-5 ans, bien débourré (par des pros qui montent classique), beau, sain, caractère top, se situe autour de 12'000 euros. Je ne m’intéresse pas aux chevaux meilleur marché, sauf occasion exceptionnelle, car ils ont tous quelque chose qui cloche si le prix se situe au-dessous de 10’-12'000.

Evidemment, les chevaux plus jeunes, non débourrés, sont moins chers. Ainsi que les juments.

On peut trouver des poulains de 1-2 ans dès 3000 euros. Des 2 ans à 4-6000 euros. Des 3 ans à 7-8000 euros. Dès qu’ils sont débourrés, les prix augmentent.

Vous allez me dire que ces prix sont élevés. Peut-être, mais je ne veux faire de la pub que pour les chevaux de qualité.

Le prix dépend de la qualité. Les Espagnols ne sont pas plus malhonnêtes que les éleveurs d’autres races. Le PRE pour la compétition de dressage est un peu plus cher qu’un cheval allemand car les PRE de sport sont plus rares que les chevaux de dressage allemands. Les PRE de sport sont une « invention » récente et la génétique joue des tours aux apprentis-sorciers. Le résultat n’est pas toujours au rendez-vous, loin de là.

Les PRE de qualité sont des chevaux chers. Ce sont des animaux de luxe en Espagne, une marque de prestige. Beaucoup d’élevages sont d’ailleurs aux mains de riches propriétaires terriens, entrepreneurs, hommes d’affaires, avocats, écrivains, passionnés par le cheval PRE.

Mais les chevaux bon marché existent. Ce sont la plupart du temps les « rejets » des éleveurs, des poulains ou des adultes qui ne présentent aucun intérêt pour l’élevage ni pour la vente, en raison de quelconques défauts, de caractère, de morphologie, de santé, ou parce qu’ils ont été blessés. Ces chevaux sont vendus en lots aux marchands, à des prix très bas, souvent au prix de la viande. Dans les lots, on trouve aussi quelques bons chevaux, « pour faire bon poids », ou pour lancer l’hameçon, comme disent les éleveurs. Il faut dire que de tels chevaux auraient souvent fini leur carrière chez le boucher s’ils étaient nés chez nous. Les Espagnols ne mangent pas de viande de cheval, mais ils vendent aux bouchers ou marchands venus avec leur camion depuis l’Italie, la France, la Belgique, la Suisse, ou l’Allemagne

Tant mieux pour ces chevaux, ils ne finissent pas tous chez le boucher. Les marchands les revendent après les avoir triés, après les avoir parfois soignés, parfois trafiqués, après les avoir débourrés ou travaillés du mieux qu’ils peuvent. Et ces chevaux ont souvent la chance de trouver un bon propriétaire qui les aimera tels qu’ils sont.

Quand l’éleveur espagnol a opéré ce tri, les chevaux qui lui restent à vendre sont en principe garantis sains, ont une bonne morphologie, un bon caractère (très important pour les éleveurs), de bonnes allures. Et tout cela a un prix, bien sûr. Ce sont ces chevaux qui figurent sur mon site.

Mais les chevaux bon marché existent. Ce sont la plupart du temps les « rejets » des éleveurs, des poulains ou des adultes qui ne présentent aucun intérêt pour l’élevage ni pour la vente, en raison de quelconques défauts, de caractère, de morphologie, de santé, ou parce qu’ils ont été blessés. Ces chevaux sont vendus en lots aux marchands, à des prix très bas, souvent au prix de la viande. Dans les lots, on trouve aussi quelques bons chevaux, « pour faire bon poids », ou pour lancer l’hameçon, comme disent les éleveurs. Il faut dire que de tels chevaux auraient souvent fini leur carrière chez le boucher s’ils étaient nés chez nous. Les Espagnols ne mangent pas de viande de cheval, mais ils vendent aux bouchers ou marchands venus avec leur camion depuis l’Italie, la France, la Belgique, la Suisse, ou l’Allemagne

Tant mieux pour ces chevaux, ils ne finissent pas tous chez le boucher. Les marchands les revendent après les avoir triés, après les avoir parfois soignés, parfois trafiqués, après les avoir débourrés ou travaillés du mieux qu’ils peuvent. Et ces chevaux ont souvent la chance de trouver un bon propriétaire qui les aimera tels qu’ils sont.

Quand l’éleveur espagnol a opéré ce tri, les chevaux qui lui restent à vendre sont en principe garantis sains, ont une bonne morphologie, un bon caractère (très important pour les éleveurs), de bonnes allures. Et tout cela a un prix, bien sûr. Ce sont ces chevaux qui figurent sur mon site.

 

Dans les élevages que vous fréquentez, quelles sont les couleurs dominantes des produits ? et laquelle se vend le mieux Les acheteurs achètent-ils plus grâçe au critère de la couleur ou du caractère ?

Certains des élevages avec lesquels je travaille mettent l’accent sur la fonctionnalité du cheval, c’est-à-dire son potentiel pour la compétition de dressage. Certains disent qu’ils font de la couleur ET de la qualité. D’autres préfèrent produire seulement du noir, la couleur la plus recherchée. Il y a eu aussi la folie de l’isabelle, mais les prix étaient (sont ?) tellement exagérés que la mode est en train de passer. Les alezans ont aussi la cote en Espagne. Plus c’est rare, plus c’est cher. On peut rappeler que jusqu’il y a quelques années, les robes autres que le gris, le bai et le noir n’étaient pas acceptés dans le studbook espagnol. Ceux qui avaient la malchance de voir naître un poulain alezan étaient désespérés. Ils n’obtenaient pas de papiers pour leur poulain. Quand le studbook s’est ouvert à d’autres robes, les robes naguère interdites ont été activement recherchées et produites à l’aide de la génétique. Sur mon site, il y a une page consacrée à des éleveurs britannico-espagnols qui se basent sur la couleur ET la qualité.

 Quant aux acheteurs… ils sont tous différents. Mais les 75% veulent un magnifique cheval, grand, noir, dressé, avec un potentiel  pour les Jeux olympiques, et un caractère docile, et pensent payer  le prix d’un cheval de marchand, bien usé. Il y a aussi beaucoup d’acheteurs qui viennent en Espagne pleins d’arrogance, avec la conviction de tout savoir sur le PRE et d’en savoir davantage que les éleveurs espagnols eux-mêmes, qu’ils prennent pour des maquignons. Par chance, il y a aussi les clients qui respectent le savoir des éleveurs espagnols et qui ont compris que le PRE est une race comme une autre, avec ses particularités propres, ses défauts et ses qualités. 

 

 

 

 

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